Dormez! Vous gagnerez du temps.

 

Dormez !..vous apprendrez, comprendrez, gèrerez votre stress plus facilement. Vous serez plus efficaces, augmenterez vos compétences et vos potentiels, mémoriserez plus facilement. Bref vous finirez par gagner du temps…en dormant.

Si nous avons tous besoin de sommeil pour récupérer de nos efforts , c’est aussi pendant la nuit que notre cerveau va faire le tri entre toutes les informations qu’il a perçues au cours de la journée. C’est pendant cette phase de « Replay » que les neurones se réactivent et qu’ils établissent des connexions entre ce que nos 5 sens ont perçu et ce que nous savons déjà et qui est « rangé » dans notre inconscient.

 

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La nuit porte conseil .

Bref si vous vous êtes déjà réveillés en trouvant la réponse à une question que vous vous posiez avant de dormir, c’est tout simplement que le cerveau, dont l’activité nocturne n’est pas mobilisée par les cinq sens qui sont « presque » au repos, va raccrocher chaque nouvelle information reçue dans la journée à l‘inconscient qui est quelques sortes notre réservoir de ressources.

A l’occasion de la rentrée solennelle de l’Université de Poitiers le 8 octobre 2018, Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive au collège de France insistait particulièrement sur l’architecture très élaborée de notre cerveau dès notre naissance ( encore inégalée même par les machines) et sur ses capacités d’adapter sa structure au fur et à mesure que nous apprenons. Cette plasticité cérébrale avait pour condition un sommeil régulier et réparateur pour permettre au cerveau de mémoriser, d’automatiser et de créer des régularités.

Et l’organisation du temps dans tout cela…

La perception du temps est quelque chose de très personnel. Ainsi un moment agréable va passer très vite et  si nous sommes actifs à cet instant, nous aurons souvent l’impression d’avoir été efficaces. A l’inverse un moment désagréable va être perçu comme très long et peu productif.

Ce qui peut influencer notre perception du temps est aussi causé par ce que l’on appelle notre surcharge mentale. Ainsi un emploi du temps surchargé, une mémoire saturée par un ensemble de petites actions à faire pendant notre journée vont avoir raison de notre patience et de notre confiance en nous voire vont générer un stress. C’est à ce moment là que le rôle du sommeil est essentiel pour nous soulager de ce que nous mémorisons à court terme en créant des automatismes que nous n’aurons plus besoin de « garder à l’esprit ».

 

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Vous rappelez-vous votre première heure de conduite ? Il vous a fallu contrôler trois pédales, un volant, la signalisation routière, les autres véhicules, les piétons… En général on en sort un peu excité.e par la nouveauté, au mieux très fatigué par l’effort imposé à notre cerveau, au pire avec un bon mal de crâne. Aujourd’hui nous n’y pensons plus car, à la faveur de notre pratique experte et de notre sommeil, notre cerveau a mémorisé les différents gestes, les différentes situations possibles et a créé des automatismes sagement rangés dans notre inconscient. Cela nous permet tout en conduisant de penser à la réunion à laquelle nous allons participer ou à l’organisation de notre week-end par exemple.

 

Une validation scientifique

 

Bref, nous avons tous besoin de sommeil et pour l’illustrer, je citerai une étude (menée en 2003) du directeur du laboratoire de recherche sur le sommeil et la performance à l’Université de Washington Hans P.A. Van Dongen dont l’objet était de mesurer les conséquence de différents temps de sommeil sur les performances d’apprentissages de 4 groupes expérimentaux de dormeurs durant 14 jours :

  • un groupe qui dort 4 heures par nuit.
  • Un groupe qui en dort 6 .
  • un groupe qui en dort 8.
  • Un groupe ne dormant pas du tout pour lequel l’expérience ne durera pas plus de 72 heures pour les raisons et les résultats que l’on peut imaginer.

Ces groupes étaient régulièrement soumis à des questionnaires basés sur la mémorisation de courts textes ou d’images. Les meilleurs résultats étaient logiquement ceux des plus longs dormeurs et la fréquence des exercices de mémorisation augmentait leur capacité dans ce domaine. Enfin, Ils progressaient régulièrement. En revanche le taux de réussite des dormeurs de 6 heures était beaucoup plus bas et n’augmentait que faiblement. Il est précisé dans l’étude que les personnes du groupe de 6 heures ne prenaient pas forcement conscience de leur manque de sommeil et de ses conséquences même si les chiffres pouvaient dire le contraire. Quant au groupe des dormeurs de 4 heures il avait un taux de réussite très bas dès le départ et ses performances de mémorisation déclinaient très rapidement.

Nous retiendrons de cette étude que cette durée de 8 heures est une durée moyenne et que le manque de sommeil ( à 2 heures près pour les dormeurs de 6 heures) n’est pas forcément ressenti immédiatement même si ses conséquences sur nos performances d’apprentissage sont avérées.

 

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Commencez par mesurer votre sommeil ?

Les exemples historiques de Napoléon ( 4 heures par nuit) et d’Albert Einstein ( environ 11 heures) peuvent nous questionner sur cette durée moyenne et le mieux est de vous tester.

Il existe aujourd’hui de nombreuses montres connectées qui permettent d’enregistrer la sructure de votre nuit. Olivier Roland, auteur du livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » dont je reprends quelques éléments d’analyse sur la durée de sommeil, préconise l’Aura de la société Withings.

Avant de confier votre sommeil à la haute technologie, je vous invite à tout simplement tenir un journal de bord pendant un mois au court duquel vous noterez très précisément votre heure d’endormissement, votre heure de réveil, le nombre d’heure de sommeil ainsi que votre état de forme sur une échelle de 1 à 10. Puis nous vous invitons ensuite à  varier chacun de ces paramètres en vous couchant plus tard par exemple ou en vous levant plus tôt, en variant la durée de votre sommeil.

Évidemment la notation de votre état de forme peut être très subjective. Alors je vous recommande ce site qui s’appelle http://www.quantified-mind.com/. Je l’ai aussi découvert dans le livre d’Olivier Roland et j’avoue que j’en suis assez fan.

Sur ce site vous trouverez un ensemble d’expériences « clés en mains » qui vous permettront d’évaluer votre état de performance en mémoire, vigilance, quantité et qualité de travail en fonction de différentes variables telles que la durée de sommeil, la prise de café, le fait de sauter ou non un repas ou tout simplement le moment de la journée. Choisissez celles qui sont pour vous les plus significatives ou créez vos propres expériences. Vous serez votre cobaye en quelque sorte. Petite précision le site est en anglais mais très intuitif.

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Bref, ajoutez les résultats des expériences que vous avez choisies pour mesurer votre niveau de forme en fonction de votre temps de sommeil, heure de lever et de coucher et vous disposerez d’une première information essentielle pour optimiser votre récupération : le nombre d’heures de sommeil dont vous avez besoin.

Ainsi, en optimisant votre temps de sommeil, vous pourrez être plus efficace dans chacune des tâches de votre quotidien, ce qui vous fera gagner un temps précieux à consacrer à des activités qui vous tiennent à cœur avec votre famille, des amis…ce qui vous rendra plus serein.e et vous fera mieux dormir…Vous imaginez la suite de la boucle. Bonne journée à toutes et tous et surtout bonne nuit.

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